FAKE i REAL ME

FAKE i REAL ME
Photographic series

 ARTE Actions Culturelles Award, May 2017,  Les Boutographies Photography Festival, France

Prix Coup de Coeur ARTE Actions Culturelles, mai 2017, Festival Les Boutographies, France

Solo Show : Art+ Shanghai Gallery 20 April - 16 June 2017, Singapore

Group Show : Human + , the Future of Our Species, ArtScience Museum Singapore, May - October 2017

« Le corps n’est plus l’incarnation irréductible de soi, mais une construction personnelle, un
objet transitoire et manipulable susceptible de maintes métamorphoses selon les désirs de
l’individu… » David Le Breton, sociologue, Imaginaire de la fin des corps.

This photographic series was shot in Asia, in Singapore and in Seoul, South Korea. It questions young women and the importance they give to physical appearance.
In Singapore they wear enlarged and colored lenses in order to make their eyes larger and lighter. It is a non invasive way to work on their physical appearance, before cosmetic surgery. Transforming their gaze, these lenses are like a mask that both hides and reveals themselves.

In Korea, young women place Beauty as the most important in their lives.
They use any possible tools to enhance their appearance, cosmetics, make-up, circle lenses and even cosmetic surgery.
Through Make-up, they transform their faces, using contouring, shadows and light, they redraw their face as they would on Photoshop.
 They get into cosmetic surgery, sometimes from the age of 15, with the support of parents. These physical transformations follow specific criteria. The importance is given to an archetype of beauty : bigger eyes, (Bambi eyes) bead drawn under the eyes, oval face (V smile), pointed nose, permanent smile, lighter skin.
As youngest are concerned, marketing of cosmetic surgery uses the codes of the youth : social networks, Facebook, Instagram, Whatsap, (Kakaotalk in Korea).  As applications on smartphones make possible to edit self-portraits, by enlarging the eyes, whitening the skin, like a blow of magic wand, one feels looking like this perfect retouched images.
The face becomes a personal construction. It that can be constantly rethought little by little until reaching an ideal of beauty.

I made portraits of these young girls and asked them about their expectations and their idea on beauty.
Most wear enlarged and colored lenses, spend one to two hours to make-up and care for their skin, and admit at least one surgery act.
The physical is no longer a fatality, one can take power over one's appearance.
Feminine and masculine meet in this quest for idealized beauty.

Corinne Mariaud 2016 - 2017

 


Cette série a été réalisée en Asie, à Singapour et à Séoul, en Corée du sud. Elle
questionne la jeunesse et l’extreme importance que celle-ci donne à l’apparence
physique, qui devient un critère d'intégration sociale.
Les jeunes filles placent la beauté comme la chose la plus importante dans leur vie, elles
utilisent tous les outils possibles pour améliorer leur apparence, les cosmétiques, le
maquillage, les lentilles élargissantes et colorées pour les yeux, mais aussi la chirurgie.
 À Singapour, elles portent des lentilles élargissantes et colorées, pour avoir des
yeux plus grand et aussi plus clairs, selon des critères de beauté occidentaux. Ces lentilles
masquent le regard mais révèle leur «moi idéal».
En Corée, les très jeunes filles pratiquent la chirurgie esthétique de manière intensive, parfois
dès l’age de 15 ans. La transformation de l’apparence physique répond à des critères très
précis et très propres à l’Asie. L’importance est donnée à un archétype de beauté particulier :
yeux en amande, (Bambi eyes) bourrelet dessinés sous les yeux, ovale du visage (V smile), nez plus pointu, commissures des lèvres rehaussées...
Les plus jeunes sont concernées. Le marketing autour de la chirurgie utilise les codes de la
jeunesse, réseaux sociaux, Facebook, instagram, Whatsap, (Kakaotalk en Corée)
Il existe des applications sur les smartphones qui permettent de modifier les autoportraits, élargir les yeux, blanchir la peau. On finit par vouloir ressembler à ces images retouchées.

Le visage devient une construction personnelle de soi. Un visage qui peut être constamment repensé comme un brouillon que l’on travaille petit à petit jusqu’à atteindre un physique idéal.

J’ai fait des portraits de ces jeunes filles et je les ai interrogées sur leurs aspirations et leur attentes par rapport à une image idéale.
La plupart portent des lentilles élargissantes et colorées, passent une à deux heures pour se maquiller et soigner leur peau, et toutes avouent au moins une intervention chirurgicale.

Le physique n’est plus une fatalité, on peut prendre le pouvoir sur son apparence.

Ce travail s'inscrit dans la continuité de ma réflexion sur l’identité, l'apparence et l'assujettissement des corps.

Corinne Mariaud 2016-2017